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Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /Mars /2006 17:37

Journal de Bord

 

Du 1er Juillet au 4 Septembre 2005

 

CORSE et SARDAIGNE

 

Vendredi 01 Juillet

Après avoir fermé tous les compteurs, volets et bouclé la porte de la maison à triple tour, nous arrivons à saint Mandrier à 16 h. Préparation du bateau, remplissage des tanks, du frigo pour les produits frais, des coffres sous les banquettes pour tout le reste de la bouffe.

Attendons Albert et Jo pour le départ.

Samedi 02

Ce matin il fait beau avec une petite brise marine. La météo pour la traversée parait clémente. Nous partirons aujourd’hui. Albert et Jo nous ont rejoint à 10 heures comme prévu et partons de Saint Mandrier à 10h30. Navigation à la voile jusqu’à Gien, puis plus rien. Une grosse houle nous pousse vers le large. Navigation au moteur.

Dimanche 03

Dans la soirée, la houle a fini par gagner les estomacs de nos deux passagers qui sont restés blottis toute la nuit sur leur couchette. Quelques dauphins sont venus jouer devant l’étrave et au petit matin, au large de Calvi nos yeux se sont régalés à la vue de 3 baleines évoluant à 100m du bateau. Un spectacle qui a ragaillardi nos deux équipiers.

Arrivée en Baie de Calvi vers 10h30, toujours sans vent. Nous mouillons dans la baie sur un corps mort. Coût pour une nuit :15 €. A ce prix là, ils ramassent les poubelles!

L’annexe est gonflée pour un débarquement à terre. Visite de la citée, rétablissement progressif de Albert et Jo, qui n’est pas prêt d’oublier les délicieux beignets de sardine, préparés avec amour et qui lui ont bien « rendu! »

 

 

 

Lundi 04

Après une nuit réparatrice, l’objectif de la journée est une randonnée vers la pointe de la révellata, par le chemin des douaniers. Belle journée ensoleillée et bonne rigolade avec Albert et son appareil photo numérique qu‘il maîtrise à la perfection d‘un débutant. Dommage que son beau-frère qui l’a fait marron, n’est pas là pour lui expliquer comment ça fonctionne. Arrivé au bateau, nous doublons les amarres car un vent de SW assez fort est annoncé pour les heures à venir

 Mardi 05

Albert et JO nous quittent aujourd‘hui. Ils rentrent sur le continent en ferry au départ de Bastia.. Je les accompagne l’un après l’autre en zouzou sur le quai. C’est le cœur serré que nous les regardons s’éloigner en agitant de grands signes de la main en guise d’au revoir. Le voyage pour eux est fini. J’espère qu’ils garderont, malgré le mal de mer qui les a terrassé, un bon souvenir de ce voyage.

 

Mercredi 06

Nous sommes toujours au mouillage dans la baie et avons besoin de faire le plein d’énergie et d’eau. Les places au port sont rares quand le vent souffle à 25 nœuds à l’extérieur. Nous essayons malgré tout. Après plusieurs appels sur la VHF sans succès, nous allons au port en annexe en espérant avoir une place en direct. Opération réussie, une place nous est allouée. Ce soir, Annick et Yves nous invitent à diner au terrain avec toute la famille. Demain, départ de bon matin si le temps le permet, pour le golf de la Girolata. Le soir venu, le vent de Sud Ouest souffle toujours aussi fort.

Jeudi 07

Impossible de partir. Les vents sont trop forts pour continuer notre route aujourd’hui. Pour l’instant nous sommes coincés à Calvi.

Nous prenons le p’tit train jusqu’à Ile rousse avec un arrêt pique nique à Algajola. De retour au bateau, nous sommes morts de fatigue. Le film, « les Indestructibles » enregistré sur l’ordinateur portable, se verra en plusieurs épisodes… Nos yeux se ferment tout seul, il est 21h.

 

Vendredi 08

La mer est toujours impraticable. Force 7 annoncé, mer blanche et démontée. Nous avons pour l’occasion loué un scooter, un 125 cm3, et nous sommes partis, en bravant le vent de face, sur les petites routes de Corse en longeant la côte jusqu’à Porto. Un vrais plaisir pour les yeux et un pur bonheur pour les sens. Retour au port à 19h30 légèrement fourbus. Une bien belle journée vient de se terminer. Ce soir Spaghetti à la carbonara et peut-être la fin du film?

 

Samedi 09

Ce matin le vent semble se calmer un peu. Nous hésitons…. On part, on ne part pas. Après avoir pris la météo au port (contradictoire avec la réalité depuis plusieurs jours ) nous appelons Météo France. Résultat, nous ne prenons pas de risques et restons encore ce soir au port. Nous profitons du scooter que nous n’avons pas encore rendu pour aller faire un p’tit coucou à Annick et Yves au terrain. Au retour, nous nous équipons pour une randonnée jusqu’au pied du phare de la Révélata. Baignade dans la baie, bien abritée du Sud Ouest. Préparation du bateau pour un éventuel départ demain matin, avec une météo qui nous paraît plus acceptable.

 

Dimanche 10

Nous quittons enfin Calvi à 7 heures du matin. En essayant de sortir de notre place, nous accrochons au passage les amarres des bateaux voisins tendues jusqu’au milieu du bassin comme des perches. L’on s’en dégage assez vite et sans trop de problèmes. Le ciel est très couvert, le vent pour tout dire, inexistant. Nous passons le cap de la révelata au moteur. Doucement la mer se forme, le vent monte et en quelques minutes, nous naviguons avec deux ris et le foc à moitié enroulé. ! Force du vent: 25 nœuds apparents ( 4/5) Direction: S.W, c’est reparti. Nous devons tirer des bords pour progresser dans une mer agitée à très agitée, avec des creux de 1,5m. Nous longeons la réserve de Scandolla, puis arrivons en vue de la baie de la Girollata. Nous sommes en début de saison et nous avons la chance de voir un mouillage peu peuplé de bateau. Nous jetons l’ancre dans 2,5m d’eau. Une ancre à l’avant et une autre à l’arrière. Il est 14 heures, nous sommes à l’abri du vent et l’endroit est merveilleux. Nous profitons tout l’après midi de ce lieu magique sous un beau soleil accompagné du chant des cigales. Ce soir repas pizza et livraison en canot s’il vous plait!

Lundi 11

Cathy et Gilles doivent nous rejoindre en fin d’après midi par un petit ferry. Nous restons au mouillage et nous pourrions rester ici plusieurs semaines tellement l’endroit est beau. Mais d’autres lieux enchanteurs nous attendent. Il y a des oursins à profusion, difficile de résister au braconnage. A l’arrivé de nos hôtes, en embarquant Gilles sur le youyou celui ci se retourne sans nous prévenir. Résultat: fringues mouillées et moteur noyé.

Mardi 12

Départ après un bon petit déjeuné et un bain obligé. Le soleil brille, la mer est belle avec un vent de force 3 , 4 l’idéal. Nous prenons la direction des calanques de Piana et poursuivons vers Cargèse. Arrivons au mouillage dans l’avant port à 16 heures. Mise à l’eau du youyou et visite du village ( créé par les grecs! C’est pas moi qui le dit, c’est écrit! ). Nettoyage du moteur HB, mais rien n’y fait. Il ne démarre toujours pas. On verra ça plus tard.

Mercredi 13

Après avoir quitté ce mouillage rouleur, nous levons l’ancre en direction de la baie de Sagone et de Liscia. Mouillage à midi dans l’anse de Provençale. Visite des côtes du golfe de l‘Ava. Mouillage forain pour la nuit dans l’anse de Manaccia. Réparation du moteur. Enfin il redémarre après avoir été complètement démonté, nettoyer et aspergé au WD40 ( pub!)

Jeudi 14

Cette nuit la houle nous a bercé un peu fort. Mais bon, on a juste un peu moins bien dormis que les autres jours. Oursinade à midi dans une petite crique de la plus grande île des Sanguinaires. Départ en début d’après midi pour le port d’ Ajaccio .Soirée resto, musique de rue et avons droit en prime à un beau feux d’artifice. Ajaccio, une ville bien ordinaire et sans intérêt. Circulez y a rien à voir!!!

Vendredi 15

Voilà déjà 15 jours que nous sommes parti de Saint Mandrier. Nous n’avons plus la notion du temps. On se couche quand on est fatigué, on se lève quand on en a envie, on mange quand on à faim et c’est bon.

Nous quittons Ajaccio sans regrets et prenons la direction du mouillage de Porto Pollo à 5 milles de Propriano. L’endroit est merveilleux.

 

 

 

Samedi 16

Ce matin nous nous sommes levé tôt pour accompagner Cathy et Gilles au car, qui doit les amener à porto vecchio. Là, ils prendront le ferry pour le continent. Fini pour eux les vacances en bateau. Une très belle semaine viens de passer avec un bon vent et du soleil. Après les avoir déposé à Propriano, fait le plein de gasoil, nous allons mouiller dans la baie de Campomoro ou nous avons passé le reste de la journée. Pour le dîner, une gargantuesque oursinade est au menu. Ce sera la dernière car les flics tournent et je n’ai pas envie d’écourter les vacances pour quelques coquillages volés à cet espace de liberté.

Dimanche 17

Je reprend le journal que j’ai laissé il y a juste une semaine par manque « d’énergie ».Ce matin nous avons quitté le mouillage de Campomoro, après avoir visité la tour du même nom, pour ensuite rejoindre le port de Propiano. Il fait très chaud (38°). le vent est absent. Visite de la ville, nettoyage du bateau et grande lessive. Plein d’eau et recharge des batteries de toutes sortes. Soirée paisible au port.

Lundi 18

Le temps est lourd, orageux. Nous nous sommes réveillé un peu plus tôt pour profiter de cette journée ou nous avons loué un scooter. Direction, les aiguilles de Bavella. Normalement il devrait y avoir des températures un peu plus fraîches. En roulant, j’avais l’impression d’être ventilé par un énorme sèche cheveux bloqué au maximum de sa puissance calorifique. Arrivé à Bavella il faisait presque aussi chaud qu’en bas. En redescendant nous avons fait une halte baignade dans les énormes vasques de Zoza. Ensuite nous avons repris la route vers la citée de Sartène.

Retour au bateau vers 19h30. Appéro, saucisson, vin rouge ( de Sartene ), pâte et saucisses au repas. Ils annoncent un coup de vent pour demain. Pas bon!!!!!

 

Mardi 19

Le coup de vent annoncé hier est bien là. Nous restons au port, bien à l’abri et profitons de cette escale forcée pour faire le courrier, quelques réparations et entretien divers ( remplacement du répartiteur de charge), envoie de couriel, inventaire de l’avitaillement, nettoyage du frigo et balade à pied sur les collines. Jamais le temps de s’ennuyer. Il y a toujours quelque chose à faire ou à inventer que se soit à terre, en mer.

Mercredi 20

Départ de Propriano à 8h30. Le vent est absent, ce qui va faciliter notre sortie du port, car nous sommes confronté à la même configuration qu’à Calvi. Les pendilles sont longues et tendues. Le passage entre les deux quai est étroit. Mieux vaux ne pas se rater, faute de se retrouver à l’horizontal sur les étraves des bateaux à quai. La manœuvre se passe assez bien malgré un léger cafouillis à l’avant (les amarres se dégagent difficilement).

A 14h30, nous jetons l’ancre dans la cala di Tizzano. L’endroit est simplement beau et tranquille, hormis la police qui fait du zelle avec certains plaisanciers qui bouchent l’entrée du « port ». Nous sommes content d’être arrivé car la mer était démonté avec une houle de 1,50 à 2m croisée avec la mer du vent.

Jeudi 21

Nous quittons ce lieu de repos vers 9h30. La mer c’est un peu calmé mais nous surfons sur des vagues hautes comme des maisons, c’est très impressionnant. Direction; la cala de Roccapina reconnaissable par son rocher sur la crête de la montagne en forme de lion

couronné. Belle plage, eau turquoise, quelques méduses aussi. Un vrais Paradis ou tout est beau………………..

 

Vendredi 22

Nous levons l’ancre à 9h30 et prenons la direction du sud vers la baie de Figari. Après 7 milles de navigation dans un vent de force 6 et une mer démontée, nous mouillons dans l’avant port en espérant que l’ancre tiendra. Tout l’après midi nous surveillons le mouillage. Aucune envie de quitter le bord. Le vent souffle à 25 nœuds et la tenue dans ces fonds vaseux est plus que douteuse. Tous les bateaux chassent, mais nous, ça tien bon. Le soir venu, le vent se calme, la nuit est sereine et paisible. L’endroit est beau, dommage que nous ne puissions en profiter d’avantage.

Samedi 23

Départ 9 heures sous un beau soleil. Cap 220 dans l’alignement recommandé pour éviter tous les écueils et récifs immergées. La météo annonce un fort vent dans les Bouches de Bonifacio, par prudence nous prenons un ris d’entrée. Les falaises de calcaire à l’entrée du port, nous reçoivent à midi. Après s’être amarré sur un ponton du port entre un gros bateau à moteur et un sangria, visite de la ville basse et haute.

 

 

Dimanche 24

Journée marche. Il fait chaud et le vent s’est un peu calmé. Promenade le long du chemin du littoral jusqu’au phare et descendons prendre un petit bain sur une plage dans un paysage minéral tout blanc. Retour au port et farniente.

Lundi 25

Après les derniers préparatifs, nous quittons le port de Bonifacio vers 10h et faisons route sur les Iles lavezzi en espérant pouvoir mouiller dans la Calanque du Greco. Un bon force 5 à dominante Est, nous permet de découvrir la navigation dans les Bouches de Bonifacio sans trop de problèmes. Malgré l’orientation du vent, nous tentons une entrée dans la calanque du Gréco exposé aux vents d’Est. L’endroit est tellement sauvage et tranquille, que nous jetons l’ancre au milieu de la calanque et envoyons 30 mètres de chaîne. Nous nous retrouvons tout près du rivage. Un peu plus tard, un autre bateau viendra mouiller quasiment à coté de nous. Difficile de ne pas faire connaissance dans pareil endroit. Nous décidons d’y passer le reste de la journée et la nuit. Le mouillage à l’air de tenir mais il me paraît plus prudent de mouiller une deuxième ancre à l’arrière. J’invite notre voisin à en faire autant afin d’éviter les collisions éventuelles dans le cas ou le vent tourne.

Visite à pied de l’ ile aux rochers ronds et sculptés et aux plages de sable blond. Notre voisin, Christophe a préparé pour le diner un plat dont il a le secret. Pascale quant à elle, nous à confectionné un gâteau aux fruits. Belle soirée sous les étoiles accompagné de cris d’animaux ou d’oiseaux étranges et inconnus.

 

 

 

Mardi 26

Nous quittons notre voisin de calanque pour rejoindre la Sardaigne à quelques miles d’ici. Le vent est faible, le temps chaud et voilé. Navigation au portant jusqu’au cap Testa. Recherche d’un mouillage paisible dans ce dédale de rochers qui ressemble beaucoup aux Lavezzi. Nous jetons l’ancre derrière le cap, bien en avant de la plage noir de monde. Plus tard, d’autres voiliers viendront se coller à nous. C’est incroyable comme il est difficile de rester isoler. Probablement pour se rassurer ou par sécurité, un bateau en attire un autre.

Mercredi 27

Le vent semble s’être installé à l’Est. En attendant l’arrivée de Jean Paul et de Yvette que nous devons retrouver demain au port de Santa Théresa, nous en profitons pour naviguer au Sud de la zone pour remonter ensuite en direction de la baie de Répaprata,, de l’autre côté du cap Testa. Sur place le mouillage nous paraît instable face au vent d’Est qui souffle assez fort. Devant la situation, nous rebroussons chemin pour retrouver notre mouillage d’hier soir à l’abri, dans la baie de la Colba.

Jeudi 28

Départ de la baie à 8h 30 en direction du port de Santa Theresa di gallura. Vent secteur Est force 4 à 5. Une fois au port, nous retrouvons, après une visite du village et le plein de victuailles, Jean-paul et Yvette à la capitainerie comme prévu à 18h. Soirée de retrouvailles au bateau.

Vendredi 29

Quittons ce petit port sympa vers 10 heures en direction de la baie de Liscia. Le temps est très couvert, lourd et la mer agitée. Un vent de 20 nœuds nous attend à la sortie du port. Bienvenu en mer pour nos deux hôtes qui se faisaient une toute autre idée de la Sardaigne. Mouillage à midi dans cette immense baie bordée d’une immense plage, à l’abri du vent de NE. Dans l’après midi, nous nous enfonçons dans la baie afin d’y trouver un mouillage pour la nuit. Les hauteurs d’eau indiquent entre 15 et 16 mètres jusqu’à quelques mètres du rivage. Les trente mètres de chaîne sont envoyés par le fond sans hésitation. Le soir venu, le vent s’essouffle jusqu’à devenir nul. Dans la nuit, le vent d’Ouest annoncé se fait sentir au alentour de deux heures du matin. Des rafales à 25 nœuds nous font chasser. L’ancre ne tiens pas. Nous relevons le mouillage pour piocher plus loin en arrière des autres bateaux qui sont venus s’ancrer dans la nuit. Cette fois toute la chaîne, plus 20 mètres de câblot sont envoyés par le fond. Une veille est organisé à bord, mais personne n’arrive à dormir vraiment tant le vent souffle. L’ancre à l’air de tenir et les vacances commences fort pour Jean Paul et Yvette, Bienvenue à bord!

Samedi 30

Un vent d’Ouest assez fort était attendu pour ce week end. C’est donc sans hésitation que nous nous dirigeons vers le port de la Maddaléna au portant. Le vent à chassé tous les nuages et le ciel bleu c’est imposé. Arrivé vers 12h. Nous nous dirigeons vers le deuxième port en espérant qu’il ne soit pas complet comme le premier. Une place ouverte à l’ouest nous est attribuée. Une houle secoue le bateau dans tous les sens. Cette après midi, sieste spontanée sous une chaleur écrasante. Tout le monde tombe de sommeil. Le soir venu, visite du port et réjouissances gustatives dans un petit resto du coin. De plus aujourd’hui, c’est le « carnaval estival ». Plein d’animation dans les rues ou tout le monde est déguisé, c’est vraiment sympa. Malgré le bruit et la houle, nous nous endormons tous dans un profond sommeil.

 

 

Dimanche 31

Après le petit déjeuné, visite du marché et achat des provisions pour la semaine. Cet après midi, visite d’une partie de l’île en bus jusqu’à la plage de « spanandrie ».Au retour, préparation du repas. Moules (de Olbia ) Dorade au four, fromage et vin blanc Sarde.

Le vent ne s’est toujours pas calmé et la mer est blanche d’écume. Normalement la situation doit s’améliorer un demain.

 

Lundi 1er Août

Nous quittons la Maddaléna en contournant l’île de Stéfano en direction des îles du Nord ( Budelli, Santa Maria, Razzoli ). Le vent est régulier et nous naviguons au prés jusqu’au mouillage de la cala Giorgio Marino. Après avoir changé deux fois de place, nous nous mettons à une bouée qui s’est libérée entre temps par l’un de ces gros bateau à moteur qui occupe la baie la journée et repartent à la maison le soir.

Mardi 2

Départ du mouillage vers 8h30. La météo annonce un vent de secteur Ouest 5 à 6 dans les bouches de Bonifacio l’après midi, puis 6 à 7 dans la soirée. Un mouillage est prévu dans les Lavezzi pour la nuit du coté de la calanque du Gréco, en espérant ne pas y voir trop de bateaux, car nous sommes en pleine saison.. A l’approche des îles, le vent monte progressivement d’heure en heure, le ciel deviens orageux, et l’on se retrouve vite avec 2 ris et la moitié du foc enroulé. La mer se forme et devient grosse. Les rafales sous orage atteignent les 35 nœuds. Devant la situation, la décision est prise sans hésitation. Nous irons au port de Bonifacio ce soir. Le foc est enroulé pour naviguer qu’à la grand voile. Je suis à la barre et d’un coup le foc se déroule. La drisse de l’enrouleur s’est cassée. Le vent souffle à 30 nœuds. Il faut agir vite, je pars sur l’avant et affale le foc. Jean Paul me donne la main pour le ranger dans l’annexe qui est postée à l’avant du bateau. Il pleut des cordes. Le moteur nous aide à avancer avec la grand voile. Arrivé à l’entrée du port, nous affalons la GV. Une fois dans le lazzi bag, je m’aperçois que la drisse est en train de flotter dans les haubans. Résultat, nous n’avons plus la possibilité de naviguer à la voile. Pourvu que le moteur ne nous joue pas des tours lui aussi. A l’approche du port, je vois des bateaux en sortir. A mon avis le port est complet. Nous devons trouver une solution rapidement car il n’est pas envisageable de rebrousser chemin. La calanque de Caténa, dans l’avant port nous paraît être le meilleur compromis malgré le nombre de bateaux déjà ancrés. Après plusieurs reprises, nous finissons par nous ancrer tête et cul à 4 mètres en arrière de la falaise. Il y a 5 mètres d’eau sous la quille, mais gare au safran qui n’est pas loin des rochers. Malgré le vent, nous nous en sommes bien sortis et attendons l’accalmie.

 

Mercredi 3

Jean Paul et moi passons toute la journée à surveiller les bateaux qui cherchent à s’ancrer. Les places sont chères et il est de moins en moins évident de se placer. Spectacle et pagaille sont au rendez-vous. Notre mouillage ainsi que celui de notre voisin à été emporté par un voilier relevant son ancre. Celle si est complètement remontée à la main puis replongée plus loin par le skipper du bateau d’a coté, que nous remercions chaleureusement. Pascale et Yvette sont allé en ville balader. Le vent souffle encore très fort, nous redoublons de vigilance en mettant une amarre supplémentaire de l’avant vers l’arrière.

Jeudi 4

Jean Paul et Yvette doivent nous quitter aujourd’hui. Ils ont un car en début d’après midi pour Porto-vecchio. J essaye de joindre la capitainerie du port par VHF mais personne ne répond. Je les appel par téléphone et là, on me confirme que des places se sont libérées. Nos hôtes vont pouvoir débarquer au sec. Si non c’était un transfert en zouzou. D’autres bateaux quittent la calanque, notamment nos voisins allemands qui relèvent notre ancre en même temps que la leur. Mamywatta est complètement de travers et le champ de manœuvre est restreint pour nous dégager. Nous nous en sortons avec quelques éraflures sur le safran qui en manœuvrant, à ragué sur la chaîne de mouillage du bateau d’à coté.

Nous voici depuis trois jours à Bonifacio sans l’avoir vraiment choisi. Ce qui me permet de prendre un peu de recul par rapport au fait de prendre des personnes à bord et de les débarquer là où ils peuvent repartir. La progression du voyage s’en trouve quelque peu bousculée.

Nous nous sommes un peu engueulés sur ce point de vue. Vexé, chacun est allé passer la soirée dans son coin.

Vendredi 5

Départ de Bonifacio à 11heures après avoir fait le plein de gasoil. Un vent d’Est de force 4 nous oblige à tirer quelques bords de près avant d’arriver 20 milles plus loin, à la Cala Longa sur l’ile de Razzoli. . Nous sommes arrivés dans ce lieu magnifique à 16 Heures. Nous mouillons à l’extérieur de la calanque que nous ne reconnaissons pas sur les plans et données du guide nautique. D’un coup de zouzou, je pars à la découverte des lieux et je m’aperçois que nous ne sommes pas là ou nous pensions. La calanque est plus profonde et des bateaux y sont mouillés. J’aperçois une bouée de libre, vite je retourne au bateau pour lever l’ancre en espérant que la place sera encore disponible à notre arrivée. Nous passerons la nuit accrochée à cette bouée solidement fixée au fond.

Samedi 6

Dans la nuit le vent a tourné. Ils prévoyaient de l’Est et c’est plein Ouest qu’il souffle. La calanque étant ouverte en plein dans cette direction, nous devons chercher une destination protégée. Au petit matin le vent souffle déjà fort. La météo prise, c’est un vent de forces 7 à 8 qui nous attend. Pas le temps de chômer, nous devons partir sans tarder vers Porto Massimo qui n’est pas trop loin d’ici sur la Maddaléna. . La baie est abritée des vents d’Ouest et se trouve à 7 miles d’ici. Ce n’est pas vraiment la direction que nous souhaitions prendre, mais en mer c’est le vent qui décide. Nous les parcourons au portant sous foc seul. Mouillage sur une bouée devant le port, c’est plus sur et c’est payant. 25 € la nuit et ils ne ramassent même pas les poubelles. Dans la journée, petite randonnée autour du port qui est entièrement privé. L’endroit est particulier, mais l’architecture est assez bien réussie.

Dimanche 7

Le vent prévu c’est rapidement réveillé dans la nuit. Malgré une bonne protection, nous subissons des rafales jusqu’à 30 nœuds. Parfois on a l’impression que le bateau va se renverser. Le zouzou flotte à l’arrière du bateau comme les drapeaux hissés dans les haubans. Nous passons la journée au bateau en attendant que le vent se calme. Nous n’osons même pas quitter le navire de peur qu’une amarre lâche ou qu’un autre bateau nous rentre dedans.

Lundi 8

Voilà un peu plus d’un mois déjà que nous sommes partis et Pascale semble pressée de rentrer. A vrais dire je crois qu’elle ne supporte plus le vent et l’insécurité climatique en mer. Ce qui donne une ambiance de fin de vacances pas accomplies.

Je souhaitais descendre vers Porto Cervo, mais il semblerait que le temps ne nous permette pas de le faire, aux vues des prévisions météo qui sont loin d’être favorables. Il faut donc se résigner et accepter l’idée de remonter.

Nous quittons donc l’îles de la Maddaléna pour entamer notre remontée vers le Nord en longeant la cote Est de la Corse. Le vent s’est calmé et s’est stabilisé à 15 nœuds. Ce qui nous vaut une belle navigation jusqu’au golfe de Santa Monza. Nous mouillons à midi devant une belle grande plage de sable avant de rejoindre la baie de Rondinara à quelques milles d’ici. Une fois sur place, c’est la désillusion. La Baie est pleine à craquer de bateaux en tous genres. Les plages qui la bordent sont noires de monde. Nous quittons cet endroit qui doit être magnifique hors saison, pour nous ancrer de l’autre coté de la baie. Tout aussi joli et personne au mouillage. Le soir venu, comme d’habitude, d’autres bateaux viennent se coller à nous. Pourvu que le temps reste calme, si non, gare aux embrouilles.

 

Mardi 9

Départ, après une nuit calme pour la baie de Porto-vecchio. Mouillage de midi dans l’anse de Santa guila que Pascale voulait me faire connaître. C’est plein de monde! Arrivé dans la baie de Porto-Vecchio nous suivons scrupuleusement les indications du guide nautique car à première vue l’approche du port est pleine d’embûches. Finalement, ce n’est pas si terrible que ça. Après un appel à la capitainerie par VHF, nous nous installons dans ce petit port ou les pontons ne sont pas de taille à recevoir de grands bateaux, ce qui rend les manœuvres délicates. Visite de la ville haute que je trouve sans grand intérêt, tellement c’est touristique et peuplé. Commerces en tous genres, restaurant empiétant sur les trottoirs sont les seuls animations et curiosités de cette ville. Repas du soir au resto avec vue panoramique sur la baie qui elle est grandiose et d’une beauté incomparable. On se croirait aux Antilles.

Mercredi 10

Nous profitons d’être au port pour faire une grande lessive, faire quelques achats pour l‘avitaillement. Ce midi gambas grillées, sieste, balade….Ce soir concert de chants Polyphoniques Corse en l’église de Porto-vecchio.

Jeudi 11

Journée supplémentaire dans ce port bondé de monde. Le temps est gris, orageux. Nous sommes restés dans l’espoir de pouvoir louer un scooter mais tout est complet. Nous partirons demain de ce lieu que nous n’avons pas vraiment pu profiter.

Vendredi 12

Départ à 10h30. Nous quittons notre place en marche arrière sans difficulté et prenons le large en direction de Solenzara. Un vent de 15 nœuds nous pousse durant les ¾ du trajet puis finissons au pré. Nous arrivons au port de Solenzara à 15 heures. Visite de la ville, sans intérêt sauf sa grande plage de sable bordée par des roseaux. Le Speedomètre ne répond plus, je monte au mat pour réparer avec l’aide du voisin allemand qui prend la manivelle des mains de Pascale qui peine à mouliner. Beau temps et 22 Milles parcourus.

Samedi 13

Journée verdure et bord de plage en scooter. Un peu d’air frais des montagnes et du vert, ça fait du bien. Balade en foret de L’ospédal et un p’tit resto à midi sur terrasse surplombant la baie de Porto-vecchio. Nous rendons le scooter à 18 heures complètement crevé: Nous, pas lui!

Dimanche 14

Aujourd’hui une route de 33 miles nous attend. C’est pas vraiment énorme, mais il y a longtemps que nous n’avons pas fait une si longue navigation d’une traite. Il fait beau et c’est au moteur que nous commençons notre nav. Puis le vent donne un peu, alors on hisse les voiles. Nous naviguons sur un bord de prés tout le reste du trajet. Nous effectuons la distance entre Solenzara et le de port taverna Campomoro en 6h. Bonne moyenne tout de même... Toute cette côte est différente, vallonnée et verdoyante et c’est…. Beau! Ce soir repas crêpes. Demain, départ pour l’ile d’ELbe, juste en face à environ 40 Milles nautiques mais on ne là voit pas car le temps est très brumeux.

 

 

Lundi 15

Départ 9 heures. Nous nous engageons cap 55 au moteur, le vent est absent comme bien souvent à cette heure. Puis nous en récupérons un peu passé les 10 Milles nautiques. Un peu plus tard, nous enroulons le foc sur quelques tours, prenons un ris. Plus nous nous éloignons de la Corse, plus le vent redouble, avec de fortes rafales et une mer qui se forme. A une vingtaine de milles du port de départ, nous apercevons une ile au loin dans la brume. Après localisation, il s’agirait de l’ile de Montécristo. Au loin nous devinons une autre ile que nous prenons pour Spinoza à vue de nez. Pascale me donne un cap au 40 car elle pense que nous ne passerons pas le cap qui est en face. Plus je m’approche et plus je me pose des questions au sujet de cette ile que nous voyons. Normalement nous devrions voir Elbe depuis longtemps, car le loch affiche 25 miles parcourus. Je descends à la table à carte pour faire un point. La mer est agitée, le vent souffle à plus de 25 Nœuds. Nous naviguons avec deux ris et un tout petit bout de foc. On se fait bien balader mais ce n’est pas dangereux. Après vérification, l’ile que nous voyons n’est pas du tout celle qu’on pensait, mais Elbe. Changement radical de cap pour reprendre la direction du mouillage prévu qui devrait être abrité de l’ouest.

Six heures plus tard nous jetons l’ancre dans la marina de campo. . En face, des parasols multicolores sont plantés en rang d’oignons sur la plage. Le vent à cet endroit souffle avec des pointes de 18 nœuds. Nous remontons le mouillage à plusieurs reprises. Dans la nuit, le vent tombe un peu mais le bateau tourne et n’a pas l’air de déraper. Par contre la houle est rentrante, ce qui nous vaut un drôle de chahut à l’intérieur. De peur de nous retrouver sur le bateau à moteur ancré à coté de nous et qui s’inquiète de la situation. Je fais une surveillance d’une heure sur le pont afin d’être sur de ne pas le toucher. Tout est clair, je retourne dormir.

 

Mardi 16

Au matin, nous quittons ce lieu surpeuplé de bateaux pour un mouillage plus calme en direction du golfe de Stella. On mouille à l’entrée du petit port dans 5m d’eau et bien à l’abri. Nous mettons l’annexe à l’eau et partons faire une petite balade à terre. S’en suit quelques achats pour le dîner. Poulet rôti et vino blanco del isola d’Elbo. Nous passons une nuit calme et sereine.

Mercredi 17

Nous quittons ce joli mouillage pour un autre beaucoup plus fréquenté : Porto Azzouro. Comme tous les ports, les mouillages aux alentours sont souvent surchargés. Nous nous faufilons entre les bateaux et trouvons au fond de la baie, une place de bonne tenue. Nous débarquons en annexe pour une visite de la ville. Un sentier balisé nous permet de faire le tour de la citadelle. Le soir venu, de retour au bateau, une animation sonore venant du restaurant d’en face se laisse allé avec les watts. Je suppose qu’ils font un apéritif musical sans plus. Pascale n’a pas du tout l’air de cet avis. Les heures passent et la musique résonne dans toute la baie jusqu’à l‘aube…Impossible de trouver le sommeil.

Jeudi 18

Après avoir cherché toutes les possibilités de tuer le DJ sans succès, nous partons de ce mouillage des plus bruyant pour un autre port, celui de Portoferaio.

Autre port, autre ambiance. Dans l‘attente de voir l‘employé du port, nous tournons en rond sans l’espoir d’obtenir une place dans ce port minuscule. L’employé nous fait vite comprendre qu’il faut aller mouiller plus loin dans la baie car il n’y a plus de place disponible. Nous mouillons pas trop loin de l’entrée, dans 5 mètres d’eau. Pour aller à terre, nous devons traverser la zone de transit maritime des cargos qui font sans cesse la traversée entre l’île et le continent. Avec notre petit zouzou, la moindre vague produite par ces géants nous enverrait par le fond. Nous tentons une traversée à bord de l’annexe après avoir fait le plein du moteur. Le trajet dure une bonne vingtaine de minutes les fesses serrées. Visite de la citée, de la maison ou Napoléon fut exilé, achat de provisions et retour au bateau. Il fait nuit et nous n’en menons pas large dans notre embarcation gonflable qui affronte les vaguelettes de face. Quelques minutes après avoir rejoint le bateau, un paquebot arrive à quai. Ouf! nous l’avons échappé belle.

Vendredi 19

Nous quittons l’île d’Elbe et faisons route vers l’île de Capraïa au moteur car il n’y a pas un souffle d‘air. Des dauphins se font voir loin du bateau.

Nous mouillons dans l’avant port sur un lit d’algues. L’endroit me paraît bien abrité, mais la tenue de l’ancre est douteuse. Visite de la bourgade et repas du soir au restaurant. Nous faisons la connaissance d’un couple. Lui skipper et elle amoureuse du skipper. Il nous raconte sa vie et nous écoutons. En fait tout à commencé quand il s’est adressé à moi et m’a demandé ce que voulait dire « confit » en Français? Après lui avoir donné quelques explications, il me dit que sa compagne se considère comme confite d’amour pour lui…..Trop fort ces Italiens…De retour à l’annexe, elle demeure introuvable. Elle n’est plus là où nous l’avons amarré. L’angoisse nous envahit. Je regarde sous le quai et surprise, elle s’y est cachée. Nous regagnons le bateau avec une bonne dose d’adrénaline.

 

Samedi 20

Nous quittons Capraïa et les îles toscanes pour rejoindre la Corse et le port de Macinaggio. Il faut penser à rentrer, mais les prévisions météo sont mauvaises. Orages et vents violents sont annoncés. Nous restons au port après avoir traversé la moitié du trajet à la voile et l’autre au moteur.

Dimanche 21

Orage, pluie, grisaille… Je me mets au fond de la cabine avant et en profite pour regarder un film vidéo sous la couette. Réparation du WC….( en partie )

Lundi 22

Dans une semaine exactement, Pascale doit être à son poste de travail. Nous espérons pouvoir partir de Macinaggio et regagner le continent vers Toulon ou Cannes suivant l’orientation du vent. Pour l’instant, nous sommes bloqués ici. Nous profitons de ce temps pluvieux et instable pour une promenade à pied vers le cap Corse. Soirée pizza.

Mardi 23

La météo est un peu plus clémente. On se force à y croire et sommes parés pour une traversée. Nous sommes tous les deux silencieux et regardons le temps évoluer. Passé le cap Corse, une houle énorme, puis un vent d’Ouest

de force 5 à 6, nous oblige à abdiquer. Nous abattons pour faire cap sur Saint Florent.

 

 

Mercredi 24

Un vent d’Ouest 4 à 5 s’est installé sur la région. Même si nous prenons l’option de remonter vers le Nord, la météo est exécrable sur Est Provence et Ligure. Nous sommes tout simplement coincés. Pascale commence à prendre les renseignements pour une traversée via Bastia. Tout est apparemment complet, sauf pour dimanche ou il resterait de la place. Pour l’instant, nous quittons le port pour mouiller en face dans la baie.

Jeudi 25

A 9h, nouvelle tentative de départ avec un vent variable, faible. Au bout de 10 mille au 280 ( plein Ouest ) un vent de secteur Ouest s’établit force 5 à 6 alors que les prévisions l’annonçait de secteur SW 3 à 4. Impossible de faire face, nous changeons une nouvelle fois

de cap et faisons route vers Calvi. Moteur et grand voile pour avancer contre le vent en tirant des bords. Arrivé à 16h, mouillage sur bouée dans la baie, nous sommes complètement trempés.

Vendredi 26

Toujours en attente…

Samedi 27

Dernier jour pour convoyer le bateau sans être en retard au boulot. Malheureusement, nous ne partirons pas aujourd’hui. Nous allons en désespoir de cause, vers la Révélatta, puis nous rejoindrons le port pour y faire le plein d’eau et d’énergie, en prévision d’un séjour prolongé. Pascale à pris son billet. Elle part demain à 13 heures de Calvi et arrive à Marseille vers 7 heures. Le temps pour elle de prendre le métro et d’aller bosser!!! Ail Ail Ail!!!

Dimanche 28

Par mesure d’ économie, nous quittons le port pour m’installer sur une bouée dans la baie. Départ de Pascale avec le petit train à 13 h 30 pour Bastia. Je ne réalise pas vraiment qu’elle est parti. Je me retrouve seul et content de l’être. Je retrouve le bateau et très vite un nouveau rythme s’impose de lui même. Dans la nuit, un vent de Nord Est assez fort c’est levé. Je me suis retrouvé baladé dans tous les sens par la houle qui venait du large. Impossible de fermer les yeux.

Lundi 29

Le vent ne s’est pas calmé. Il a même légèrement forcit pour s’établir force 7. J’ai triplé les amarres de peur qu’elles ne cassent sous la force impressionnante des vagues et de la houle. Quant à l’ancrage, je croise les doigts en espérant qu’il tienne. Au bout de la zone, sous la force du vent, les amarres d’un voilier cassent. Le voilà qu’il prend la direction de la plage. Au même instant la société qui gère les bouées le repère et prend l’affaire en charge. Un bateau de sauvé mais de peu. Quelques instants plus tard c’est au tour de l’annexe du bateau qui se trouve à coté de moi, de se libèrer et partir à la dérive. Par prudence, je double l’amarre du youyou. En milieu de nuit, le vent semble se calmer. Je m’endors vers 2h du matin, complètement crevé.

Dans l’après midi, j’appel des copains susceptibles de m’aider à ramener le bateau vers le continent. Mathias est libre, près à venir. Je contact Patrick en passant par Maria qui doit avoir le n° de tel du boulot de Pascale. Les contacts sont pris, Mathias arrive demain. Je me sens soulagé et heureux d’avoir trouver un équipier, d’autant plus qu’une fenêtre météo s’annonce propice pour mercredi avec un vent de Nord Est 1 à 3.

Mardi 30

Mathias arrive à 12h30 comme prévu. Nous décidons de rejoindre le port pour passer une nuit au calme sans le souci du mouillage. J’invite Eric à manger sur le bateau avec Hélène et Matéo. Nous sommes au quai d’honneur, face aux terrasses des cafés. En temps normal, j’aurai demandé une autre place. Mais là, c’est différent, c’est mon dernier jour à Calvi, alors place à la fête.

Mercredi 31

Départ de Calvi à 10H 15. Mer belle, vent de secteur Nord Est 2à3 comme prévu. Nous envoyons la grand voile puis le vent monte un peu et déroulons le foc. Résultat, nous naviguons à une allure de 6,8 nœuds. La traversée s’effectue sur une mer d’huile. Une vrais récompense en rapport à ce que nous avons vécu précédemment.

 

Jeudi 1er Septembre

Arrivé à Porquerolles vers 7h. Mouillage dans la baie de l’alicaste et gros dodo jusqu’à 9h. Ludwig essaye de nous rejoindre depuis saint mandrier, mais se trompe de bateau. Il prend celui de Toulon au lieu de Porquerolles. Il reprend sa voiture en direction de la tour fondue. Nous récupérons Ludwig vers midi. Mouillage à la Badine. Mathias nous quitte pour rejoindre son amie Jude. Soirée très sympathique passée en compagnie de Ludwig.

Dans la journée un vent de force 5 nous permet de nous amuser un peu . Le record de vitesse est détenu par Lud avec 6,9 nœuds au prés. Un ris dans la GV et trois tours dans le foc.

Vendredi 2

Au matin nous retrouvons vers 10 h Mathias et Jude. Nous naviguons ¾ arrière, il est tentant d’envoyer le spi que nous n’avons pas sortis une seule fois de sa soute, en deux mois de navigation. Baignade à Brégançon avant de retrouver Porquerolles pour la nuit. Ce soir, crêpes au desser.

Samedi 3

Retour à Porquerolles pour débarquer Lud qui doit nous quitter. Nous rejoignons Saint Mandrier en 3heures avec un vent de SW de force 3 à 4.Nous arrivons à 18 h, avant Pascale qui nous retrouve quelques minutes plus tard.

 

 

 

FIN DU VOYAGE

Par pascal13 - Publié dans : lamamywatta
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